Énergie verte : la nouvelle norme des pros (et pourquoi c’est stratégique)
Pendant longtemps, “énergie verte” rimait avec “bonne intention”. Aujourd’hui, c’est devenu un levier business : image, attractivité RH, appels d’offres, pilotage des coûts… et surtout alignement avec une économie qui se décarbone.
1) Le marché change : du “prix” au “mix” (et au “risque”)
Les entreprises ne choisissent plus seulement un fournisseur : elles arbitrent un triptyque :
Prix (fixe, indexé, hybride) + exposition à la volatilité
Traçabilité (Garanties d’Origine, PPA, etc.)
Résilience (capacité à sécuriser la fourniture et à lisser les pics)
Et la pression augmente : clients, investisseurs, collectivités, voire certains cahiers des charges exigent désormais des engagements concrets sur le scope 2 (électricité achetée).
2) Où en est la production “verte” en France ?
Quelques chiffres utiles
Côté électricité, la France a connu en 2024 un niveau très élevé de production bas carbone, avec un record de production renouvelable autour de 150 TWh, soit près de 28% de la production totale.
Dans le détail (ordres de grandeur 2024) :
Hydraulique : environ 69,8 TWh (année très favorable)
Éolien : environ 46,6 TWh
Solaire : environ 23,3 TWh
À retenir : l’hydraulique reste un pilier, l’éolien est bien installé, et le solaire continue sa progression (avec des débats sur la trajectoire et le rythme de déploiement).

3) La tendance n°1 : le solaire (toitures, ombrières, autoconsommation)
Pourquoi ça accélère ?
Modèle simple : consommer sur site ce qu’on produit (autoconsommation) + valoriser le surplus.
Visibilité : c’est concret, visible, “photogénique” (dans le bon sens : preuve d’action).
Couplages : recharge de véhicules, froid industriel, process diurnes, etc.
Point de vigilance (très pro) : le solaire n’est pas magique. Il faut regarder :
votre profil de consommation (heures pleines / creuses, saisonnalité),
la capacité de raccordement,
et la valeur réelle du kWh autoconsommé vs acheté (contrat + taxes + acheminement).
4) La tendance n°2 : “énergie verte” “électricité verte” (la traçabilité compte)
On voit trois grands niveaux de “vert” sur le marché :Offre avec Garanties d’Origine (GO) : solution la plus répandue (traçabilité administrative).
Approvisionnements dédiés / PPA : contrat long terme adossé à un actif renouvelable (plus engageant, plus structurant).
Production sur site : autoconsommation + éventuellement stockage (le plus tangible).
Le bon choix dépend de votre taille, de votre multi-sites, de vos contraintes d’image et… de votre tolérance au risque.
5) La tendance n°3 : piloter la conso devient aussi important que négocier le prix
L’énergie la moins chère reste celle qu’on ne consomme pas. Les entreprises qui optimisent gagnent sur deux tableaux :
sobriété efficace (relamping, GTB, froid, air comprimé, process),
flexibilité (décaler certains usages, lisser les pointes, contrats mieux adaptés).
C’est là que la stratégie “verte” devient durable : elle combine production + achat + optimisation.
6) Ce que nous recommandons chez Énergie Conseil Expert
Une démarche simple, très opérationnelle :
Analyse de votre profil (site(s), courbes, puissance, usages).
Scénarios : offre verte GO / mix hybride / sécurisation long terme / opportunités solaire.
Comparatif chiffré : économies, exposition au risque, impact “responsable”, et cohérence avec vos objectifs.
Deux questions pour vous (et elles changent tout)
Votre consommation est-elle plutôt en journée (bureaux, commerce) ou 24/7 (industrie, froid, hôtellerie) ?
Vous cherchez d’abord une baisse de facture, une stabilité sur 2–3 ans, ou un positionnement RSE “prouvable” (appels d’offres, communication, reporting) ?
Si vous me donnez votre secteur + “mono-site ou multi-sites”, je vous propose une trame d’article encore plus ciblée (ex : CHR, grande distrib, tertiaire, cabinets médicaux, industrie légère), avec les bons exemples et les bons indicateurs.
